Être CPI dans une compagnie de service essentiel durant la pandémie

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Alors que nombre d’entre nous sont confinés à nos demeures, certaines personnes doivent continuer à se déplacer pour maintenir des services essentiels. Maxim Charron, CPI et diplômée du baccalauréat en génie chimique de Polytechnique Montréal, est l’une de ces personnes. En tant que gestionnaire eau & énergie chez DuBois, elle dessert son portfolio de clients commerciaux et résidentiels. Découvrez aujourd’hui un aperçu de son quotidien.

Pas de repos pour les représentants techniques

« Je suis représentante technique pour un fournisseur de produits de traitement, entre autres, pour les chaudières à vapeur et tours d’eau », nous explique Maxim. En effet, elle joue le rôle d’une consultante auprès de grandes entreprises majoritairement issues du domaine agroalimentaire. Lorsqu’on lui demande si faire partie du personnel essentiel cause de l’anxiété chez elle, sa réponse surprend : « Auparavant pas vraiment, mais récemment ça m’a frappée… Je me suis mise à prendre conscience du nombre de fois qu’on peut se toucher le visage dans une journée et j’ai réalisé à quel point je pourrais être facilement infectée. »

Des changements à géométrie variable

Évidemment, certains de ses clients ont fermé leurs portes. Qu’en est-il de ceux qui sont restés ouverts? « Chez certains d’entre eux, il y a peu de changements. Chez d’autres, en plus des questions typiques qu’on nous pose à l’épicerie, on va même jusqu’à prendre ma température! Il faut aussi toujours valider avec le client qu’on peut se présenter sur les lieux de l’entreprise. » La directive émanant de la direction de l’entreprise est demeure cependant claire : si ce n’est pas essentiel à la production, ça doit être repoussé au mois prochain. Maxim ne se déplace donc que pour des urgences ou pour des tâches ou le client n’a pas l’expertise requise.

L’entreprise s’adapte rapidement

La jeune diplômée étant régulièrement appelée à se déplacer entre les villes, régions, provinces et pays – DuBois Chemicals est une compagnie américaine –, les rencontres virtuelles étaient rarissimes avec les clients. Elle nous explique : « On fait un travail où on organise notre horaire afin d’être souvent chez le client. Maintenant, puisque la majorité des contacts sont virtuels, il faut vraiment que notre communication soit parfaite afin que la relation de confiance soit préservée. C’est capital aussi que les projets progressent à travers tout ça. » Ceci étant dit, cela n’empêche pas que les outils de vidéoconférence et de télétravail étaient déjà connus par l’interviewée, puisque l’entreprise est présente partout en Amérique du Nord.

Les plus et les moins de la pandémie

Dans les côtés positifs de la pandémie, Maxim mentionne les activités sociales virtuelles auxquelles elle participe : « La semaine passée on a fait un bingo virtuel puis chaque semaine il y a même du yoga! » Sur le plan personnel, elle remarque qu’elle est de nouveau en contact avec certains de ses proches et amis. En effet, la distanciation sociale les aurait plutôt rapprochés! Or, c’est là que réside son plus grand défi : « Ce que j’aimais beaucoup de mon travail, c’était de me déplacer constamment d’un client à l’autre. Maintenant, je dois plutôt passer la majorité de mon temps chez moi à faire des tâches bureaucratiques, ce qui n’était pas facile au début. »

 

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